Vivre le confinement dans différents pays

La pandémie Covid-19 touche le monde entier. Ceci a entraîné un changement brusque de la vie à cause du confinement. Nos sœurs racontent comment cela est vécu là où elles sont.

Au Cuba ps Maïté raconte « pour la première fois en 60 ans, le défilé du 1er mai fête des travailleurs a été supprimé à cause du confinement ! Nos 2 communautés à la Havane n’ont pas pu se retrouver pour l’anniversaire de pte.sr Roselyne à cause de l’arrêt des transports. Mon travail à la cantine pour personnes âgées s’est arrêté depuis mars, et je suis engagée pour apporter les médicaments aux personnes âgées vivant seules et sans famille. Elles sont nombreuses dans notre secteur. Ceci nous a permis de découvrir cette réalité.
Nous avons plus de temps aussi pour la prière personnelle et communautaire. Notre téléphone sonne souvent pour les « visites ». Des gestes de partage sont vécus durant ce temps, une voisine disait « c’est notre salut… ».

 

Petite sœur Maria Fumi , japonaise vivant en Hong Kong a eu une surprise à cause du coviD-19 : « J’étais au Vietnam pour ma retraite et à la fin de mon séjour je suis allée visiter nos sœurs au Cambodge pour quelques jours. Mais au retour je ne pouvais plus re-entrer au Vietnam : frontière fermée !. J’ai dû prendre un autre billet Cambodge H K. Le lendemain de mon arrivée les frontières de HK fermaient. Et Agnès arrivée de Macao pour nous visiter est mise en quarantaine à la maison avec un bracelet électronique ! Après un mois, à son retour à Macao, elle est, de nouveau, mise en quarantaine dans un grand hôtel (14j)….Heureusement que c’était gratuit ! Durant 3 mois nous n’avons pas pu aller visiter notre sœur Marie qui est dans une maison pour personnes âgées. Quelle solitude dans ces maisons ! Heureusement qu’il y a le téléphone .

 

  A Goma en RDC, il y a une autre manière de vivre cet évènement. Les soeurs racontent : « A la fin de la messe d’ordination de 4 prêtres, notre évêque annonce que les écoles et les églises seront fermées peut-être 3 mois à cause du coronavirus. Et le lendemain le confinement commençait. ..C’était triste de voir les chrétiens venus le matin pour la messe et qui ont trouvé la porte de l’église fermée et le catéchiste qui leur disait la nouvelle…Notre curé a proposé de venir dire la messe chaque jour dans notre chapelle pour nous ; après discernement, la communauté a choisi de l’avoir 4 jours par semaine et les autres jours nous nous unissons avec les chrétiens qui en sont privés. C’est dur de refuser aux gens qui veulent prier dans notre chapelle.

                                        

  Dans la ville la majorité minimise le danger que représente ce virus.vu qu’il n’y a pas beaucoup de cas dans la région. Les mesures de prévention ne sont pas bien suivies : les 2 grands marchés sont ouverts, on se rassemble pour les enterrements, tout le monde ne porte pas le masque. Et comment se laver les mains souvent dans une ville qui connait le manque d’eau depuis des années ? Dans plusieurs secteurs le travail continue Les gens se posent la question : pourquoi nous déranger avec le coronavirus qui n’est pas encore arrivé ici et ne pas chercher à arrêter les massacres qui sévissent dans l’Est de RDC depuis des années et qui ont fait des milliers de morts et de déplacés dans notre région… »

    Et dans notre prière nous ne cessons de crier: « jusqu’à quand Seigneur ? »

 
 
 

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